Chapelle

La compagnie de danse La Baraka à Annonay

Inauguration Chapelle Sainte Marie ©Camille Arnaud

En février 2018, la compagnie La Baraka s'est installée dans le Studio Chorégraphique Chapelle Sainte-Marie, édifice désacralisé transformé en studio de danse, au centre-ville historique de la ville d’Annonay au cœur de la Région Auvergne-Rhône-Alpes à une heure de Lyon.

Né à Annonay, Abou Lagraa, fils d’immigrés algériens, est un enfant du pays.

Depuis 2008, avec Nawal Lagraa Aït Benalla, franco-marocaine, ils ont eu le désir de porter les projets artistique de la compagnie, de se reconnecter à un territoire, à une histoire, à un paysage.

Après des années de nomadisme, de créations en tournées, de résidences en résidences, il est vital pour les artistes de s’ancrer quelque part, de reprendre racine, et de cultiver un lien fort et direct avec les publics.

C’est pourquoi, en avril 2014, ils ont proposé ce projet d’implantation à Olivier Dussopt, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, alors député-maire d'Annonay, ainsi qu'à Annonay Rhône - Agglo.

La Mairie d'Annonay a décidé de s’investir dans ce projet en proposant la réhabilitation d’un édifice du XVIIème siècle, classé monument historique et situé en plein cœur du centre historique ; La Chapelle Sainte-Marie.

Le projet ne pourrait pas avoir lieu sans le soutien primordial d’autres partenaires publics : la DRAC-Auvergne-Rhône-Alpes/Ministère de la Culture, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de l’Ardèche qui ont investi dans le budget de réhabilitation et d’aménagement.

La compagnie est une entité dynamique tournée vers l’avenir, prête à tous les dialogues, tous les échanges.

La chapelle Sainte-Marie : quatre siècles au coeur de l’histoire d’Annonay

Le couvent de Sainte-Marie a été fondé en 1630. Il a pris la place d’une vingtaine de masures et de jardins qui avaient succédé aux ruines du vieux château de Malatour. Les religieuses de Notre-Dame de Bordeaux emménagèrent en 1633. En 1686, elles firent réaliser le magnifique plafond peint. D’une surface de plus de 200 m², il s’élève à huit mètres de hauteur.
Au début du 18e siècle, l'établissement était destiné à l’éducation des jeunes filles pauvres de la ville. À la Révolution, les religieuses furent contraintes de quitter les lieux.
Les bâtiments furent adjugés à Jean-François-Xavier Frachon, ancien consul, à qui la Ville les racheta au prix de 4000 livres. La Chapelle fut transformée en prison pour des soldats austro-hongrois qui pour se protéger des rigueurs de l’hiver et détruisirent planchers et boiseries. Fin 1802, M. Desfrançais de Lolme, maire d’Annonay, fait appel aux sœurs Ursulines et les installe à Sainte-Marie, charge à elles d’éduquer gratuitement 80 jeunes filles pauvres de la ville. Elles y resteront jusqu’en 1905, date à laquelle la loi de séparation de l’Église et de l’État leur fait obligation de quitter les lieux. Le couvent redevenu municipal se révélera d’une précieuse utilité lors de la Première Guerre mondiale, il accueillera 800 réfugiés venant de la Meuse puis 500 femmes austro-hongroises. Classée en 1981 à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, elle sera partiellement restaurée par la municipalité de Régis Perbet.


Le 6 avril 2018, La Chapelle fut inaugurée par Antoinette Scherer Maire de la Ville d'Annonay et Olivier Dussopt, Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes Publics.

Ce lieu est alors devenu un studio chorégraphique, après 8 mois de travaux de réhabilitation

Une maison mère pour la Compagnie de Danse la Baraka (co-dirigée par Abou et Nawal Lagraa), qui partage, tout au long de l'année, le studio chorégraphique avec de nombreuses compagnies qu'elles soient locales, régionales, nationales et internationales.

©Camille Arnaud

2018 à la Chapelle : rétrospective en images

Les résidences, un espace de travail inspirant

Les actions culturelles, le lien entre les habitants et la Chapelle

Guesch Patti

Cie Ameka

Guesch Patti

Luigia Riva - cie Inbilico

Luigia Riva - cie Inbilico

Résidences

L’idée est de partager un espace de travail inspirant et confortable avec d’autres artistes invités et hébergés gracieusement sur la Ville d’Annonay pendant leurs résidences.

Ces temps de recherche artistiques sont ouverts aux publics et aux scolaires une fois par semaine lors des " Rendez-vous de la Chapelle ".

Le public peut s’immerger dans le processus de création en ayant un rapport direct aux artistes. Ces rencontres permettent de désacraliser l’image élitiste de la danse en vivant des moments privilégiés où toutes les questions sont permises.

Les résidences

Actions culturelles

Un des grands enjeux de la compagnie est de créer un lien fort avec les habitants pour que la chapelle devienne un lieu de rencontre et de découverte de la danse, ouvert à tous.

Découvrir les actions

Expositions du GAC

Avant le projet d’implantation de la Cie la Baraka dans la Chapelle, le G.A.C (Groupement d'Art Contemporain d'Annonay) investissait ce lieu pour y proposer des expositions de divers artistes contemporains.

Le Studio Chorégraphique Chapelle Sainte-Marie, continu de soutenir la démarche du G.A.C., qui a pour mission la diffusion de l’art contemporain. Toujours soucieuse de s’inscrire et de s’associer à une dynamique culturelle forte, la Cie la Baraka met à disposition la Chapelle, pour une exposition, une fois par an, pendant un mois.

  • 2018 : "L’Eternel et le changeant"- Alexandre Hollan avec Jean-Luc Meysonnier
  • 2019 : " MÉLODIE COCKTAIL " par Aurore-Caroline Marty