Premier(s) pas

Un programme inédit de la Cie La Baraka et des Fondations Edmond de Rothschild

© Cie La Baraka

Premier(s) Pas est un tremplin à destination de danseurs issus de multiples horizons, elle leur donne les moyens de réussir la carrière que leur talent appelle. Programme au format inédit, Premier(s) Pas articule participation à une création de chorégraphes de renom et accompagnement sur mesure à la gestion d’une carrière pérenne.

Si les barrières à l’entrée sont réelles pour nombre de danseurs, ce n’est que trop souvent la première des épreuves qui jalonneront leur parcours. Peu armés pour affronter les réalités du secteur, mal accompagnés dans la gestion de leur carrière, soumis aux aléas de l’intermittence qui n’est pas adaptée à leur métier, il n’est pas peu dire que les conditions actuelles de la danse en France mettent à mal ses artistes. Pourquoi en effet, alors que l’on dénombre à ce jour l’existence de près de 500 compagnies et de 19 centres chorégraphiques nationaux, les danseurs vivent-ils d’équilibres si fragiles ? Pourquoi tant d’entre eux se voient-ils contraints d’abandonner trop tôt de prometteuses carrières ?


En réponse à ce constat, les Fondations Edmond de Rothschild et les chorégraphes Abou et Nawal Lagraa ont imaginé Premier(s) Pas. Cette initiative sans précédent articule de façon inédite création, enseignements et responsabilisation. Elle unit dans son combat des artistes hors-pairs, des mécènes engagés et de hauts-lieux de la danse. Comme en témoignent les 720 candidatures reçues, il fallait l’avènement d’un tel programme pour mieux accompagner l’éclosion de talents exceptionnels et permettre à la danse contemporaine made in France de pleinement puiser dans sa richesse et dans son incroyable métissage.

Ainsi, dès novembre 2019, les dix danseurs sélectionnés alterneront sessions de création et de formation à Annonay, en Auvergne-Rhône-Alpes. À partir du printemps 2020, ils révèleront la nouvelle création d’Abou et Nawal Lagraa, un Premier Pas qui s’insurge contre la résignation et transforme les chapelles en nouvelle agora de la danse !

Les porteurs de projet

Depuis 2007, nous travaillons ensemble au sein de la Cie la Baraka, notre vocation est de construire des projets artistiques exigeants témoignant d’une sensibilité particulière à la question de la place du danseur au sein de la société.

Entre 2010 et 2015, nous avons porté avec succès « Le Pont Culturel Méditerranéen » entre la France et l’Algérie. Captivés par le talent de la jeunesse Algérienne, encore imprégnée malgré elle des années noires de la guerre civile, nous avons ressenti le désir d’accompagner des parcours insolites, de (re)mettre le danseur, le corps au centre de la société Algérienne.

Par le biais d’un programme pédagogique « sur mesure », nous avons offert aux 8 danseurs hommes, sélectionnés sur 400 candidats, un accompagnement professionnalisant, alternant sessions de formation, création, tournées. L’intérêt du programme pédagogique en amont de la création était de donner à des danseurs autodidactes, un maximum d’outils et de structure, tant sur le plan technique que psychologique, pour les préparer au processus de création. Le spectacle Nya, vitrine du projet crée pour ces 8 interprètes a fait le tour du monde pendant 5 ans. Applaudis sur les plus grandes scènes nationales et internationales, les danseurs ont pu faire l’expérience de la reconnaissance sociale et professionnelle.

En 2015, de retour d’Algérie, Nawal Lagraa Aït Benalla pose la question du corps de la femme dans le milieu de la danse. « Est-ce évident en France pour toutes les jeunes filles de se destiner à une carrière de danseuse ? ». Quelles barrières, quels tabous, quels obstacles à franchir ? Après un constat mitigé, reflet d’une société fracturée, elle écrit et porte son projet « Femmes sur le devant de la scène », pour 8 danseuses en devenir ayant rencontré des obstacles tant sur le plan social que culturel. Projet de danse, basé sur le bien-fondé de la relation formation/création, sur la lutte contre les discriminations, et l’égalité des chances Homme-Femme.

Les 8 danseuses retenues sur 600 candidates ont pu être accompagnées dans leur désir de professionnalisation et d’émancipation.

En 2018, nous avons eu la chance de rencontrer Les Fondations Edmond de Rothschild qui collaborent et bâtissent des projets innovants dans le monde de l’art afin d’ouvrir et nourrir un débat à la fois professionnel, social et politique.

Nous avons été touchés par leur approche et nous nous sommes reconnus dans leur engagement et leur désir de voir naître ou renaître la lumière là où il n’y en avait plus.

Nous sommes tous les deux conscients des chances qui nous ont été offertes lors de nos parcours respectifs. Pour cette raison nous regardons dans la même direction, deux regards passionnés qui nous permettent de croire que la pratique d’une discipline telle que la danse peut bousculer l’ordre des choses, transformer la réalité.

Nawal Lagraa Aït Benalla & Abou Lagraa

© Cie La Baraka

Premier(s) Pas - Épisode 1

Les Fondations Edmond de Rothschild

Tradition, audace, excellence et partage, tels sont les fondements d’une action bâtie à la fois sur l’expérience et l’innovation. Vaste réseau philanthropique à l’échelle internationale, les Fondations Edmond de Rothschild s’engagent pour le progrès social, l’inclusion et la promotion des multiples passerelles qui enrichissent toute société.

Twitter | Instagram | Site

Audition

L'audition a eu lieu au Studio Chorégraphique Chapelle Sainte-Marie les 16, 17 et 18 septembre 2019 :

  • 720 candidatures reçues
  • 20 candidats pré-séléctionnés pour l'audition
  • 10 lauréats

Spectacle

PIÈCE POUR 10 DANSEURS·SES

Création rendue possible grâce à l'accompagnement des Fondations Edmond de Rothschild via le programme PREMIER(S) PAS.

La pièce est composée en 2 volets

Plus d'informations